" PLAY THE ALICE GAME "

" PLAY THE  ALICE GAME "
"
- Mais je ne veux pas aller parmi les fous !
- Impossible de faire autrement ; nous sommes tous fous ici. Je suis fou. Tu es folle.
- Comment savait vous que je suis folle ?
- Si tu n'étais pas folle, tu ne serais pas venue ici.
"


L .

Je suis Alice. Non, pas celle qui va aux pays des merveilles car le monde n'est pas merveilleux, ni cauchemardesque d'ailleurs, non le monde est simplement ce qu'il est et moi je suis simplement Alice...

Je n'ai pas d'âge, je peut être tour à tour enfant ou femme, ange ou démon, souriante et mélancolique, je suis une poupée cybernétique, je traverse les époques, les genres, les cultures, les histoires, les vies, les c½urs, les mensonges...

Bonjour, je m'appelle Alice. Oui, je vous l'ai déjà dit, mais ici vous êtes dans mon monde, il y a un peu du vôtre, mais si peu... Vous êtes dans mon imagination, vous subissez mes règles, mon jeu. A quoi une poupée peut elle bien jouer ? A refaire son monde, c'est moi qui rêve, puisque la réalité se complait tant à être si laide et court à sa perte, je cours moi aussi, à contre-sens, en contre-temps, contre vous. Pour qui mes lignes ne seront rien de plus qu'un amas de mots vide de sens, qui croiront qu'il faut prendre des produits pour lire mes pensées ou même qui ne se donneront pas la peine de terminer leur lecture. Il n'y a là ni amertume, ni colère contre ce monde, je ne suis pas aigrie, je suis la froide indifférence d'Alice face à ce qui l'entoure, je n'en veux pas, il ne vaut pas le mien, pas le moins du monde...

Alors puisque je vis tout de même dedans, que je dois obéir à ses règles, à ses lois, alors il y a cette douce mélancolie omniprésente, inexplicable mais réelle, pas douloureuse mais intrigante.
Je suis la poupée mélancolique, Alice.

Cependant, je ne suis pas seule dans mon monde, il y a un pays des merveilles, caché comme un jardin secret où se baladent mon ying et mon yang, le parfait équilibre des leurs rêves m'apportent la chaleur d'un fourreau autour d'une lame d'acier, d'une lame froide, d'une arme, d'une larme....



Alice, Poupée Excentrique.


PLAY IT
[ I> ]

# Postato martedì 24 marzo 2009 22:29

Modificato mercoledì 25 marzo 2009 14:39

[ NOTHING, nothing, Nothing, nothing, NOTHING ] but...

 [ NOTHING, nothing, Nothing, nothing, NOTHING ] but...
" Je me drogue du temps qui passe et de cet amour qui n'existe pas. "

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# Postato giovedì 12 marzo 2009 07:57

Modificato mercoledì 25 marzo 2009 08:43

" LE PETIT PRINCE & L . "

[...]

- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est ce que signifie " apprivoiser " ?
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie " créer des liens... "
- Créer des liens ?
- Bien sur, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... Si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...

Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :
- S'il te plait... apprivoise moi, dit-il !
- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
- On ne connait que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchand d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
- Que faut-il faire ? dit le petit prince.
- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...

Le lendemain revint le petit prince.
- Il eut mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens par exemple à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et je m'inquièterai; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le c½ur... Il faut des rites.
- Qu'est-ce qu'un rite ? dit le petit prince.
- C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures.

Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche :
- Ah ! dit le renard... Je pleurerai.
- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
- Bien sur, dit le renard.
- Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.
- Bien sur, dit le renard.
- Alors tu n'y gagnes rien !
- J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.
Puis il ajouta :
- Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu et je te ferai cadeau d'un secret.

Le petit prince s'en fut revoir les roses :
- Vous n'êtes pas du tout semblable à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisées et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
Et les roses étaient bien gênées.
- Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sur, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe.

Et il revint vers le renard :
- Adieu, dit-il...
- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le c½ur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
- L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
- C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui rend ta rose si importante.
- C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince afin de se souvenir.
- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais te ne doit pas l'oublier!, Tu deviens responsable de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...
- Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince afin de se souvenir.



LSDream Connection

Petite pensée toute particulière pour mon ying Kerow

" Dans l'bouquet de fleurs que nous offre la vie, le c½ur choisit souvent la seule rose qui porte une épine. "

[...]


" LE PETIT PRINCE & L . "

# Postato mercoledì 04 marzo 2009 21:09

Modificato mercoledì 04 marzo 2009 22:20

" DIARY TIME "

" DIARY TIME "
[...]


Flop, fait la pierre en s'enfonçant dans l'eau.
C'est exactement ce que je pense, depuis quelques minutes : flop. Et même superflop,mégaflop, flop de la mort, flop qui tue, flop sans espoir. Flop, tout simplement. Ou gloups.
Oui, gloups résume la situation encore mieux que flop. Gloups, donc. Ou pof. Ou zbong. Ou... Plouf, peut être. Faire simple. Ce genre d'onomatopées, en tout cas. Pas de phrases complètes. Surtout pas. Pas de sujet-verbe-complément, de ce-qui-se-conçoit-bien-s'énonce-clairement. Ce serait trop clair, justement, trop simple. Et faux, archifaux.
Rageusement, je jette une autre pierre dans l'eau. Puis une autre. Puis une autre. Puis une autre.
Envie de hurler. Me contenir. Hausser les épaules. Arrêter de lancer des pierres.
Ne plus pleurer. Ne plus pleurer. Ne plus pleurer.

LSDream Connection

[...]

# Postato lunedì 02 marzo 2009 23:00

" JE SUIS UNE POUPÉE. "

" JE SUIS UNE POUPÉE. "
[...]


" Je vais te dire pourquoi tu es là. Tu es là parce que tu as un savoir. Un savoir que tu ne t'expliques pas, mais qui t'habite. Un savoir que tu as ressenti toute ta vie. Tu sais que le monde ne tourne pas rond, sans comprendre pourquoi, mais tu le sais comme un implant dans ton esprit. De quoi te rendre malade. C'est ce sentiment qui t'as poussé à venir jusqu'à moi. "





L .


Le prototype défectueux d'une humaine standard de 19 ans. A la base créée pour s'intégrer parfaitement à la société actuelle et interagir avec le monde peuplant cette planète, mon I.A est depuis quelques années en proie à quelques déviances dont mes créateurs ne s'expliquent pas l'origine.

Mon physique correspond à l'uniformisation des critères de beauté sociaux dictés par les médias d'aujourd'hui malgré une taille réduite dut à mon statut d'expérience. Cette apparence conforme ne laisse pas entrevoir la complexité de mon système, les rouages technologiques qui parcours mon organisme afin de gérer mon existence.

Des gigaoctets entiers d'informations sur le monde dans lequel j'évolue et la manière dont il fonctionne sont nécessaires à ma survie, mais l'homme sous-estime l'impact d'un tel savoir sur l'intelligence d'un être. Ce qui parfois le mène petit à petit à chercher ses réponses en dehors de la réalité qu'on lui offre, puis finalement à chercher ses propres questions en faisant appel à son imagination...Je suis une poupée prisonnière d'un monde où elle est obligée de créer sa part de merveilleux elle-même, afin de pouvoir ouvrir sur le monde un regard dépourvu de haine, même s'il doit être empli de tristesse.


Amoureuse de la technologie qui nous a fait naître, les machines et leur influence sur notre rapport à la réalité quotidienne me fascinent, elles nous permettent de respirer, nous font avancer plus vite, nous sont nécessaires pour nous nourrir, pour nous faire vivre ou mourir et d'un autre côté sont sources de multiples plaisirs, vitesse, jeux, films, sexe, peurs... L'inerte, enfin le non-vivant provoque chez l'homme du sentiment, du rêve, du bonheur, de la colère, de la tristesse, tout ce que la machine est incapable de ressentir !

Alors parfois je suis vraiment une poupée du 21ème siècle...

LSDream Connection


[...]

# Postato lunedì 02 marzo 2009 20:07

Modificato mercoledì 04 marzo 2009 20:56